Eric Senabre – Megumi et le fantôme

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« Et puis, elle sentit monter en elle un drôle de sentiment. Pourquoi cette créature lui voudrait-elle forcement du mal ? C’est vrai, c’était un être terrifiant. Mais après tout, un fantôme, ce n’est jamais que l’esprit de quelqu’un qui a vécu parmi les hommes. Pourquoi s’en méfier, au fond ? Et puis, s’il avait voulu lui faire du mal, il ne perdrait pas tout ce temps. » 

Résumé

Megumi n’a peur de rien. Surtout pas d’un fantôme irlandais qui hante la maison de ses ancêtres ! Saura-t-elle lever la malédiction qui pèse sur lui ? Une histoire pleine de rebondissements où l’on croise Yokaï et robots dans le Japon des années 80.

Mon avis

Je remercie tout d’abord les éditions Didier Jeunesse pour ce partenariat qu’ils m’ont offert. Quand j’ai vu ce livre je suis tout de suite tombée sous le charme de la couverture très représentative de l’histoire et du Japon, pays où se passe en partie le récit. J’ai admiré le courage de Megumi, c’est un personnage très touchant et très intelligent mais aussi assez mature pour son âge. Elle incarne la douceur et le respect envers ses aïeuls. Il a été intéressant pour moi de découvrir dans ce roman au cœur du Japon des années 80, un pays qui commence à se développer. On a souvent l’habitude de lire des mangas et on oublie souvent que la littérature japonaise est très riche, ce que nous rappelle ce roman d’Eric Senabre. J’ai trouvé que chaque personnage était bien pensé. L’écriture est agréable et je pense sincèrement que c’est un très beau roman d’amitié qu’on a là. En effet les liens qui se tissent entre Megumi et Horatio le fantôme deviennent très forts. Il y a beaucoup de respect entre eux et ça m’a plu. Au moment où Megumi le rencontre, elle ne prend pas peur. Il y a un non-jugement envers le fantôme et une profonde tolérance, en bref les qualités japonaises sont retranscrites mais sans tomber dans des stéréotypes; ça en fait un point positif. Megumi entre dans cet univers en même temps que le lecteur, et elle nous emporte carrément avec elle, autant dans ses décisions que dans ses aventures ainsi que dans son chemin pour annuler la malédiction qui entoure Horatio. On peut voir que les croyances japonaises ne sont pas les mêmes que les croyances européennes, cette différente façon de voir les choses m’a plutôt emballée et instruite sur certains points. Je trouve la langue japonaise très riche et j’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir de nouveaux mots dans cette langue, c’est toujours intéressant pour la littéraire que je suis !  J’ai aussi aimé l’humour du roman mais aussi les références cachées tout au long de celui-ci, notamment celles aux jeux vidéos célèbres. En effet, l’auteur nous laisse penser que le papa de Megumi serait le créateur d’un certain Mario. Pour finir, je conseille ce beau livre aux petits, pour leur éviter la peur des fantômes peut-être mais aussi pour les plus grands. Le dénouement est très émouvant et j’ai d’ailleurs été un peu triste en lisant la dernière page du roman.

 

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